
Ces textes ont été sélectionnés, écrits ou adaptés en vue de servir d'ouverture à une séance de méditation. Ces textes sont libres de droits et vous pouvez les reprendre à votre convenance. Chaque texte compte environ 300 mots et la durée de lecture à haute voix est d'environ 3 minutes.
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Méditation du 8 septembre 2026
#détachement #impermanence
Nos humeurs et nos préoccupations sont une chose ; l’esprit en est une autre. Ce sont deux choses différentes.
Habituellement, lorsqu’une humeur surgit, une humeur que nous apprécions, nous nous précipitons à sa poursuite. Si c’est une humeur que nous n’apprécions pas, nous lui tournons le dos.
Mais nous ne voyons pas notre propre esprit. Nous ne faisons que courir après nos humeurs. L’humeur est l’humeur ; l’esprit est l’esprit. Il faut les distinguer pour voir à quoi ressemble l’esprit, à quoi ressemble l’humeur.
Nous n’avons pas plusieurs esprits. Nous avons plusieurs états d’esprit et préoccupations. Nous ne connaissons pas notre propre esprit, alors nous ne cessons de courir après nos préoccupations. L’esprit, trompé par l’humeur, se précipite à sa poursuite. Nous devenons une personne lunatique, une personne qui se laisse mener par ses humeurs.
Il faut comprendre que toutes nos humeurs sont des mensonges. Elles n’ont absolument rien de vrai. Tout ce qu’elles savent faire, c’est nous mentir sur tout et n’importe quoi.
Nous ne voulons pas que les choses soient ainsi : c’est la raison de notre malaise. Peu importe où nous allons pour fuir ces choses, elles restent exactement les mêmes. Tout ce que nous aimons nous rend heureux — heureux à cause de notre illusion : heureux à cause de notre illusion, pas heureux parce que c’est juste.
Nous devons donc comprendre que les choses sont simplement telles qu’elles sont, c’est tout. Il n’y a rien de mal à cela. Les choses sont simplement ce qu’elles sont.
Lorsque les choses sont ainsi, elles sont ainsi. Ces choses suivent simplement leur propre nature. Lorsque les choses sont ainsi, que pouvons-nous faire pour être à l’aise ? Eh bien, contemplons simplement ce qui se passe ici et maintenant.
Texte d'ouverture pour une méditation, adapté du texte "In the Shape of a Circle" de Ajaan Chah, maître thaïlandais de la tradition des moines de la forêt.
Méditation du 1er septembre 2026
#vacuité #zazen
Lorsqu’on fait zazen, on abandonne tout. Zazen ne consiste pas à se concentrer sur une chose.
Il ne faut pas avoir de but dans la pratique de zazen. Après zazen, vous n’avez plus rien : c’est le cadeau de zazen.
La Voie ne doit pas être cherchée, mais être pratiquée.
Si vous marchez tranquillement, pas à pas, vous arriverez et la route ne sera pas longue. Pas à pas, c’est à dire ici et maintenant. Se concentrer ici et maintenant, car ici et maintenant est éternité.
Chercher consciemment la Voie est une action de la volonté et l’esprit s’y épuise. Pratiquer avec le corps conduit inconsciemment le long de la Voie, jusqu’au bout.
Texte d'ouverture pour une méditation, adapté d'un commentaire du Shodoka, texte essentiel du Zen, par Maître Deshimaru Roshi, dans le livre "Le chant de l'immédiat satori".
Méditation du 25 août 2026
#satori
Le moine chinois Yoka quitta son village en 665, à l'âge de vingt ans, pour étudier le Zen. Après un long voyage, Yoka arriva au temple du Mont Sokei et se présenta devant le patriarche Eno. Il tourna autour de lui trois fois et resta debout sans le saluer.
Eno lui dit : « Le moine doit personnifier exactement les 3 000 préceptes, les 8 000 actions et les 3 000 comportements. Que faites-vous donc de tout cela ? »
Yoka: « Je n'ai pas de temps à perdre, le problème de la vie et de la mort est très important. Notre vie est éphémère, impermanente et sans cesse changeante. »
Eno : « Pourquoi ne réalisez-vous pas le principe de la non-naissance pour résoudre le problème de l'impermanence de la vie ? »
Yoka : « Lorsqu'on a réalisé la non-naissance, et compris l'ici et maintenant, il n'y a plus rien. »
Eno : « C'est cela, c'est cela. »
Yoka fit les salutations de départ à Maître Eno. Celui-ci lui dit : « Vous partez bien rapidement ! »
Yoka répondit : « Comment peut-il y avoir rapidité, alors que le mouvement n'existe pas à l'origine ? »
Eno : « Que tout soit mouvement ou non-mouvement, cela est un problème de conscience. »
Yoka : « Merci, j'ai compris ce que signifie la non-naissance. »
Eno : « Il n'y a pas de signification même dans la non-naissance. »
Yoka : « S'il n'y a pas de signification, il n'y a également personne pour comprendre. »
Eno : « Comprendre n'a pas non plus de signification. »
Texte d'ouverture pour une méditation, extrait de la préface écrite par Maître Deshimaru Roshi pour le livre "Le chant de l'immédiat satori", dans lequel il commente le Shodoka, texte essentiel du Zen, dont l'auteur est Yoka Daishi.
Méditation du 11 août 2026
#poème #paix
Viens t’asseoir avec moi,
Libre et confiant,
Devant la mer.
Je te raconterai
Le calme intérieur,
Celui des grandes profondeurs,
La liberté intérieure,
Celle du ciel,
Le bonheur intérieur,
Celui des eaux qui dansent.
Comme le chemin silencieux que trace la lune dans les ténèbres,
Ici passe le chemin lumineux de la pure connaissance.
Semblable à l'imperturbable flot d'un soleil radieux,
La connaissance s'offrira à toi.
Viens t’asseoir avec moi,
Libre et confiant,
Devant la mer.
L'anxiété de l’attente te quittera
Comme ces vagues qui reculent chassées par les vents impétueux.
Tu rencontreras la connaissance du véritable amour.
Texte d'ouverture pour une méditation, adapté du poème "Ah, Come Sit Beside Me" de Krishnamurti.