
Ces textes ont été sélectionnés, écrits ou adaptés en vue de servir d'ouverture à une séance de méditation.
Chaque texte compte environ 300 mots et la durée de lecture à haute voix est d'environ 3 minutes.
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Méditation du 16 juin 2026
#séparation

Chacun de nous est un individu qui apporte ses capacités uniques au monde. Et chacun de nous est une cellule d’un corps plus vaste. Ce n’est pas seulement de la philosophie - c’est la réalité vivante.
Avant d’être un individu, nous sommes, de façon inextricable, une partie d'un monde plus vaste. Bien que ce soit évident, nous tombons facilement dans l’illusion de la séparation.
Feldenkrais aimait dire que les yeux et la lumière forment une unité fonctionnelle. Nous ne faisons qu’un avec notre environnement et sommes indissociables de lui. Sans air, pas de poumons. Sans eau, pas de soif. Sans nourriture, pas de faim. Sans lien ni désir, pas d’amour. Nous sommes déjà, toujours, une extension d'un monde plus vaste.
Un piège fréquent dans la méditation est de se concentrer uniquement sur son for intérieur. Or, il est impossible de se trouver uniquement en soi-même. L’esprit et le corps n’existent pas sans le monde extérieur. Ironiquement, cette sorte de concentration sur soi peut renforcer un sentiment de séparation, de division entre soi et le monde.
Ainsi, notre pratique de la méditation accorde une importance égale au corps, à l’esprit et au monde extérieur. Nous nous asseyons les yeux et les oreilles grands ouverts, apprenant à écouter un seul monde — l'intérieur et l'extérieur qui forment une unité.
Notre pratique consiste à approfondir le sentiment de connexion avec tout de la vie.
Texte d'ouverture pour une méditation, adapté de l'article "Being a Cell of the Greater Body" de Russell Delman.
Méditation du 2 juin 2026
#émerveillement

Les occasions de s'émerveiller sont partout autour de nous. Vue avec des yeux d'enfant, la chose la plus simple est merveilleuse : un brin d'herbe, se faire lécher par un petit chien, le goût du lait, grimper sur les épaules de son papa.
On peut voir davantage de son monde de cette manière, comme si on le voyait pour la première fois, peut-être à travers les yeux d’un enfant. Esprit zen, esprit du débutant - si on n'est pas émerveillé, c’est qu'on n'est pas attentif.
Plutôt que l’esprit qui dit « bof » ou l’esprit qui dit « bien sûr », adoptez l’esprit « qui ne sait pas » – un esprit ouvert qui ne classe pas immédiatement les choses dans des cases, qui laisse place à la fraîcheur et à la curiosité.
L’esprit spontanément catégorise et étiquette les choses pour nous aider à survivre. C’est très bien, mais sous cette fine couche de sens, nous ne connaissons pas la nature véritable de quoi que ce soit. Nous utilisons des mots comme « atomes », « quarks » et « photons », mais personne ne sait ce qu’est réellement un quark ou un photon.
Nous ne savons pas non plus ce qu’est réellement l’amour, pourtant il est partout autour de nous. C’est incroyable que des gens nous aiment, incroyable que des gens se pardonnent les uns les autres, incroyable que des gens qui étaient autrefois en guerre puissent finalement vivre en paix.
Et tout comme les autres sont incroyables à vos yeux, vous êtes aussi incroyables aux leurs.
Lorsque nous sommes assez courageux pour nous laisser envahir davantage par l’émerveillement et la surprise, nous nous traitons nous-mêmes, nous traitons les autres et nous traitons le monde où nous vivons avec davantage de douceur.
Texte d'ouverture pour une méditation inspiré d'un article de Rick Hanson.